Mareil divisée sur le projet de fusion, une « votation » prévue en septembre

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Réunion publique ce jeudi 14 juin à Mareil-Marly sur le projet de commune nouvelle. La salle communale de la Terrasse fait le plein. Ambiance studieuse au début puis beaucoup moins consensuelle.

Deux chiffres ont émergé des débats.

300 : le nombre des signataires de la pétition portée par la liste d’opposition municipale Mareil Autrement pour réclamer un référendum local avant de s’engager sur la fusion. Un joli score pour une petite commune de moins de 4000 habitants.

45 : le nombre d’hectares encore à construire à Mareil-Marly, objets de toutes les convoitises. Arnaud Péricard, maire de Saint-Germain-en-Laye, a tenté de calmer les esprits en rassurant les propriétaires des terrains. Ce sont eux qui choisissent encore de garder ou de vendre leurs biens. Oui mais pour combien de temps ?
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Peut-être plus encore qu’à Fourqueux l’avant-veille, deux tendances se dégagent parmi les intervenants.

Celle de l’urgence qu’il y aurait à unir les communes en raison des contraintes budgétaires qui les étouffent. Une ligne défendue en filigrane par le cabinet Eneis, plus directement par les maires et de nombreux autres élus qui commencent à s’exprimer à ce sujet comme Philippe Bardet, 1er adjoint à Mareil, jeudi soir.

A l’opposé, la tendance du doute et de la prudence avec différents arguments qui reviennent à chaque réunion publique : les élus actuels n’ont pas le mandat pour décider de la fusion, on pourra en débattre plus sereinement lors des élections municipales de 2020, on ne veut pas se retrouver dès 2019 avec seulement 4 (hypothèse 49 conseillers) ou 6 élus (hypothèse 69) pour les petites communes dans le conseil municipal de la commune nouvelle.

Entre les deux, une troisième voie se dessine peu à peu : décider de l’avenir des communes après une consultation directe des électeurs sur le projet avant le vote en conseil municipal pour approuver ou rejeter la commune nouvelle. Sans doute pas à Saint-Germain où la participation serait trop faible, mais probablement à Mareil-Marly comme le demande d’ailleurs le préfet des Yvelines suite à la crise municipale (Brigitte Morvant, maire de Mareil, a confirmé l’organisation d’une « votation » en septembre), moins certainement à Fourqueux dont le maire Daniel Level nous redit son désaccord pour organiser ce type de scrutin (mais rien n’est encore joué). Enfin à L’Étang-la-Ville le maire Jean-Yves Bouhourd devrait annoncer une « initiative » allant dans ce sens à ses administrés lundi prochain. La consultation directe n’a pas le poids d’un référendum local puisqu’elle ne conditionne pas le vote du conseil municipal mais elle est de nature à éclairer la décision d’élus pris de court.

En parallèle, un Collectif  pour un référendum local vient de voir le jour. Il rassemble notamment des élus d’opposition de Saint-Germain, Fourqueux et Mareil-Marly avec Ludivine Vanthournout comme principale porte-parole. «N’opposons pas démocratie représentative et participation citoyenne». On ne peut qu’adhérer…

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