Quand l’opposition municipale est tentée par la désertion

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Les conseillers d’opposition jouent un rôle souvent ingrat mais essentiel dans la démocratie locale. A tout moment il faut se battre en conseil ou en commission pour se faire respecter, contrarier l’entre-soi imposé par les conseillers majoritaires, tellement plus nombreux et bénéficiant le plus souvent d’une information privilégiée sur les dossiers importants. C’est pourquoi, quelle que soit la couleur politique de la liste concernée il est un peu désolant d’assister à ce qu’il faut bien appeler une désertion en cours de mandat.

Cela a été le cas, annoncé cette semaine, pour Armelle Rouly, conseillère municipale à Saint-Germain-en-Laye, élue d’opposition de la liste « Saint-Germain fait front » (Front National) avec Didier Rouxel. Armelle Rouly a décidé de démissionner du groupe « Saint-Germain fait front ». On ne sait pas si elle rejoindra les 34 élus (sur un total de 43) de la liste majoritaire d’Emmanuel Lamy mais cela semble probable.

Voilà qui nous révèle un « bug » dans le fonctionnement des institutions locales. Le vote des électeurs peut être à tout moment révoqué par une décision personnelle tout à fait respectable en soi mais qui fausse les équilibres issus du suffrage universel (Mme Rouly laisse entendre que son appartenance au Front National lui pose des problèmes dans son activité professionnelle). Curieux non ?

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