Départementales : la parité femme-homme s’imposera aussi pour les vice-présidences

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C’est un point qui est peu évoqué par les commentateurs politiques. Ce dimanche matin, un journaliste d’Europe 1 paraissait même encore ignorer cette réforme si importante. Surtout dans les Yvelines où le conseil général sortant ne compte que des vice-présidents hommes (9 sur 9). Juste après l’élection jeudi 2 avril par les nouveaux conseillers départementaux de leur président, ils auront également à élire la commission permanente de l’assemblée départementale : au maximum 12 vice-président(e)s dans le cas des Yvelines (30% du nombre de conseillers élus) et quelques membres supplémentaires. Ce sera un scrutin de liste et, pour la première fois, chaque liste présentée (il n’y en aura sans doute qu’une pour les Yvelines) sera composée alternativement d’un candidat de chaque sexe (lire plus loin le nouveau texte du code général des collectivités territoriales).

Ainsi pour les Yvelines peut-on s’attendre à la désignation jeudi de 4 à 6 vice-présidentes. Risquons un pronostic. Les élues sortantes, une fois réélues ce 29 mars, méritent certainement de figurer dans la liste concoctée par Pierre Bédier. Sont concernées : Marie-Hélène Aubert (canton de Versailles-2), Christine Boutin (Rambouillet) et Josette Jean (Bonnières-sur-Seine). Il y aurait donc au moins une vice-présidente (sans doute plutôt deux) non issue du conseil général sortant.  Lire la suite

Canton de Saint-Germain-en-Laye : ballotage UMP-UDI / PS

Avec 56,13% d’abstentions, les 52,66% obtenus par le binôme UMP-UDI ne suffisent pas à passer la barre des 25% des inscrits (22,38%) pour être élu dès le premier tour. Il y aura donc un 2ème tour dimanche prochain face au PS arrivé deuxième et qui distance le FN de 3 points.

Départementales : les résultats du 1er tour

L’abstention dépasse les 56%. Or, pour être élu au premier tour, le binôme vainqueur doit recueillir non seulement plus de 50% des voix mais aussi un nombre de suffrages au moins égal à 25% des électeurs inscrits. Il y aura donc un second tour dimanche prochain sur le canton de Saint-Germain-en-Laye : UMP-UDI (Elisabeth Guyard et Philippe Pivert) face au PS (Angéline Silly et Thibaud Eychenne).

Même genre de résultat sur le canton de Sartrouville. Pierre Fond, le conseiller général sortant, et Janick Gehin obtiennent 55,73% des suffrages, mais seulement 23,47% des inscrits. Ils affronteront au second tour Isabelle Amaglio et Yoann Matot (PS-PRG).

Le FN juste devant le PS dans le canton de Poissy. Le binôme Karl Olive – Elodie Sornay (UMP) en position très favorable pour le 2ème tour mais n’a obtenu la majorité absolue que sur la commune de Poissy (56%).

Revue de presse : le binôme Debout la France à Saint-Germain-en-Laye

Nous n’avons pas eu l’occasion d’assister à une réunion publique du binôme candidat Debout la France (mouvement divers droite de Nicolas Dupont-Aignan) sur le canton de Saint-Germain-en-Laye. Mais, dans notre démarche citoyenne participative, certains éléments de programme de DLF retiennent notre attention : « Rétablir la confiance des Yvelinois en présentant des élus irréprochables, dévoués et désintéressés, sans antécédents judiciaires », « Consulter les citoyens par référendum sur les grands projets du département ». Julien Gourdel nous transmet l’article paru dans Le Courrier des Yvelines du 18 mars que nous reproduisons ici.

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Article paru dans Le Courrier des Yvelines le 18 mars 2015.

« Un département qui n’est pas endetté, mais qui ne fait rien ! »

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Le Parti Socialiste risque gros, très gros, sur ces élections départementales des 22 et 29 mars. Une trentaine de départements peuvent basculer à droite. Dans les Yvelines, l’enjeu est particulier. Le PS ne sera pas évincé puisqu’il ne compte en effet, sur un total de 39, que 9 conseillers sortants, issus des cantons les plus peuplés. Ce petit groupe constitue d’ailleurs à lui seul l’opposition à l’EPY (la majorité départementale) de Pierre Bédier, lequel visait il y a encore quelques semaines le grand chelem en 2015 : 42 élus UMP-UDI sur 42. Il semble s’être ravisé depuis…

Lors de la dernière réunion publique, ce jeudi 19 mars, du binôme socialiste candidat sur le nouveau canton de Saint-Germain-en-Laye, les attaques se sont concentrées autour de l’actuel président du Conseil général. Pascal Lévêque, chef de file PS pour la région de Saint-Germain-en-Laye et parrain du binôme, n’a pas manqué de rappeler les soucis de Pierre Bédier, très probable futur président du Conseil départemental, avec la justice (il a été condamné à de la prison avec sursis pour corruption passive, une condamnation qui a été confirmée en appel). Et c’est de bonne guerre !

Les candidats Angéline Silly et Thibaud Eychenne ont quant à eux détricoté le bilan du Conseil général des Yvelines. « Un département qui n’est pas endetté, mais qui ne fait rien ! » selon Angéline Silly. Les Yvelines sont 98ème, donc tout au fond de la classe, pour les dépenses de solidarité, selon un récent palmarès établi par BFM Business. Ce qui s’explique notamment par l’absence de politique d’aide à l’hébergement en EHPAD des personnes âgées dépendantes, la fermeture de la dernière crèche départementale en 2014 ou la réduction drastique du nombre des PMI pour l’aide à la jeune enfance, des PMI qui sont pourtant par nature des services publics de proximité. De son côté, Thibaud Eychenne (20 ans) déplore le manque d’investissements en faveur des collèges et l’absence d’aide aux étudiants qui leur éviterait le recours à un salariat pénalisant dans leur cursus universitaire.

Une fin de campagne offensive donc dans le quartier du Bel-Air à Saint-Germain-en-Laye. Elle aura été ponctuée ce jeudi soir par un argumentaire complet de Jacques Schellhorn, candidat remplaçant, visant à contrer les thèses du Front national, sans doute le compétiteur le plus redoutable pour le PS actuellement, même dans le canton de Saint-Germain-en-Laye qui pourtant était loin juqu’à présent d’être terre frontiste.

Retrouvez la liste de tous les candidats (5 binômes) pour le canton de Saint-Germain-en-Laye dans cet article.

L’UMP-UDI envisage une « maison » du département dans chaque grande intercommunalité

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Le binôme UMP-UDI pour le canton de Saint-Germain-en-Laye, Elisabeth Guyard / Philippe Pivert, tenait une réunion publique à Fourqueux jeudi 12 mars, en présence du conseiller général sortant et maire de Fourqueux, Daniel Level. Notre Blog regroupe différentes sensibilités et nous ne souhaitons pas mettre en avant tel ou tel candidat. Nous comptons d’ailleurs participer à d’autres réunions publiques d’autres binômes. Toutefois la candidature UMP-UDI a toutes les chances de l’emporter, il faut bien l’admettre, et il est intéressant de prendre la pouls de cette candidature née avec une cuillère d’argent dans la bouche.

De concert, Elisabeth Guyard, Philippe Pivert, Brigitte Morvan (remplaçante d’Elisabeth Guyard)  et Daniel Level ont souligné que, suite au vote mardi à l’Assemblée nationale de la loi NOTRe (Nouvelle Organisation Territoriale de la République), les compétences du département sont quasi-intégralement maintenues. Ce qui reste tout de même à prouver car il ne s’agit que d’un vote en première lecture. Le projet de loi peut encore évoluer jusqu’à son vote définitif prévu cet été. Pour les candidats UMP-UDI, le département maintiendrait donc ses prérogatives et son budget conséquent (1,256 milliard d’euros pour les Yvelines en 2014, soit environ 800 euros par habitant) quoique bientôt rogné de 10% du fait de la réduction des dotations de l’État.

L’aide sociale est de loin le principal poste du budget (55%) : APA, RSA, allocations handicapés, PMI, soutien aux crèches,.. Aussi, et c’est le second point à signaler, la majorité départementale a l’intention d’organiser son action en s’appuyant sur un découpage en 6 territoires calqués sur la future carte des grandes intercommunalités imposées par le schéma régional. Une « maison » du département serait créée au sein de chacun de ces territoires afin de coordonner en particulier l’aide sociale. Pour nous, cette « maison » située peut-être à Saint-Germain-en-Laye, mais plus vraisemblablement à Sartrouville, serait l’antenne départementale pour un territoire correspondant à la nouvelle communauté d’agglomération regroupant Saint-Germain Seine et Forêts, Boucle de la Seine, Maisons-Mesnil et Bezons. Voilà une initiative qui n’est pas présentée dans le document de campagne UMP-UDI mais qui devrait faire consensus.

Retrouvez la liste de tous les candidats (5 binômes) pour le canton de Saint-Germain-en-Laye dans cet article.

Et notre agenda avec toutes les dates des dernières réunions publiques. Participez, posez vos questions aux candidats !

Le conseil communautaire sera élu au suffrage universel en 2020

A partir de 2020 les conseillers communautaires seront élus au suffrage universel direct. C’est l’un des principaux amendements de la loi NOTRe (Nouvelle Organisation Territoriale de la République) adoptée en 1ère lecture le 10 mars à l’Assemblée nationale.

Cet amendement est venu des députés écologistes et a été accepté par le gouvernement.

L’élection des conseillers communautaires sera organisée dans les mêmes conditions (communes de plus de 1000 habitants) et au même moment que les élections municipales de 2020 : scrutin de liste à deux tours avec représentation proportionnelle. Les modalités seront précisées avant le 1er janvier 2017. La loi NOTRe doit être encore débattue en 2ème lecture au Sénat fin avril, son adoption définitive étant attendue cet été. L’élection au suffrage universel direct des conseillers communautaires avait été envisagée lors de son premier passage au Sénat en première lecture par des sénateurs UMP. Un retour en arrière paraît donc peu probable sur cet amendement.

Fini donc sans doute à partir de 2020 le « fléchage » entre scrutin municipal et scrutin communautaire que l’on aura connu qu’une seule fois, en mars 2014. Une étape importante dans l’évolution de la démocratie locale qu’il convient de saluer.

Elections départementales : dans le flou de l’insaisissable

Le rendez-vous des élections cantonales n’a jamais gros succès, et de les avoir débaptisées ne va sans doute pas arranger leur popularité. Mais pourquoi cette désaffection pour les cantonales depuis déjà un bon quart de siècle ?

Elections départementales. Un nouveau nom finalement assez justifié : car que reste-t-il aujourd’hui de la notion de canton ?

Les cantons n’étaient pas nés d’une simple vue de l’esprit de technocrates jacobins.

Le canton n’est-il pas la plus pure expression du bassin de population ? Son contour doit s’adapter à une certaine logique géographique, guidée par le constat qu’il existe un ensemble de lieux que nous fréquentons usuellement et qui sont notre périmètre de vie pour nos besoins « premiers » de consommation, disons-le ainsi, avec un éloignement programmé selon leur nature, et l’importance et la fréquence de ladite consommation.

J’habite Louveciennes, et nous achetons notre baguette au « village », je vais courir dans le Parc de Marly, notre médecin généraliste est à La Celle-St-Cloud, nous faisons notre marché à Marly-le-Roi, notre fille est en « sport-étude » à Bougival, où notre cordonnier reçoit nos colis, notre fils au lycée à Saint-Germain-en-Laye, notre grande surface préférée est à Montesson, mon garagiste à Versailles, et nous déjeunons parfois au Petit Quinquin à Maule le dimanche… Et de travailler sur Paris ou La Défense, n’y change pas grand-chose. Lire la suite

Départementales : Pierre Bédier esquisse son programme d’action

Pierre Bédier, président UMP du Conseil général des Yvelines, est assuré d’être élu président du nouveau Conseil départemental, à la suite des élections des 22 et 29 mars. Réunissant mardi soir à Poissy tous les candidats investis UMP-UDI dans les Yvelines, il a esquissé les grandes lignes de son programme d’action, avec quelques projets phares : créer une structure d’hébergement pour les personnes souffrant d’autisme, mettre en place une formation au permis de conduire pour les jeunes en recherche d’emploi, développer les parkings quasi-gratuits pour inciter les Yvelinois à profiter du nouveau Navigo à prix unique (auquel pourtant l’UMP est opposé) en laissant leur voiture à la gare pour aller travailler.