Camps de migrants à Louveciennes et Rocquencourt : les élus protestent, l’Etat va passer en force

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L’accueil des migrants et réfugiés n’est pas un problème simple à régler. La préfecture de région Ile-de-France doit dénicher de nouveaux sites non pas pour accueillir les migrants de Calais mais ceux qui régulièrement occupent l’espace public à Paris et pour lesquels il  faut trouver des solutions de mise à l’abri d’urgence.

Pour les Yvelines qui devraient héberger 400 personnes, deux premiers sites ont été sélectionnés :

L’Inria à Rocquencourt en vue de l’accueil provisoire (deux mois) d’une centaine de personnes. Est-ce que ce site sera lui-même provisoire ? Pas sûr.

Villevert à Louveciennes afin d’implanter un hébergement pérenne (séjours d’un an environ) de 100 à 200 personnes.

Ces deux sites situés de part et d’autre de l’A13 sont distants d’à peine un kilomètre à vol d’oiseau. Un curieux choix pour un département aussi vaste que les Yvelines. Verneuil-sur-Seine (base de loisirs) a également été pressenti. Mais l’idée semble maintenant écartée.

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Le bureau des maires de la Communauté d’agglomération Versailles-Grand Parc et les maires du canton du Chesnay ont fait connaître leur inquiétude notamment au Préfet des Yvelines Serge Morvant qu’ils ont rencontré vendredi 23 septembre (lire le compte-rendu sur le blog de Philippe Brillault, conseiller départemental et maire du Chesnay).

Les maires ont obtenu qu’un groupe de travail de concertation soit mis en place, « afin d’exercer une répartition dans les Yvelines en fonction des réalités locales, sachant que les maires des deux communes concernées sont totalement opposés à ces implantations ». Mais il faudra aller très vite car « les échéances pour le camp « provisoire » sont dans les jours qui viennent et pour le camp pérenne à Louveciennes, fin octobre, début novembre ».

A noter au passage le court-circuitage des intercommunalités alors qu’il leur incombe l’accueil des gens du voyage. Les services de l’Etat décident d’abord avant d’informer au dernier moment les maires, lesquels n’ont aucun moyen d’empêcher la puissance publique de créer des camps de transit alors même que de nombreux migrants sont accueillis individuellement ou en famille dans leurs communes via les associations.

L’Inria et Villevert (ancien site de Bull) sont des vestiges du plan calcul, ancien berceau de l’informatique tricolore. Mais les services de l’Etat peuvent encore changer de logiciel.

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