Municipales de Louveciennes : après la guerre des clans

Pierre-François Viard a été élu maire de Louveciennes le 6 février.

Pierre-François Viard a été élu maire de Louveciennes le 6 février.

Les résultats sont encore très frais, mais de sources sûres le résultat sans bavure du scrutin de dimanche dernier pourrait inciter la liste d’André Vanhollebeke à réellement tourner la page. Il était clair, depuis l’annulation des élections de mars dernier, que la liste du maire sortant, battue pour 15 voix, restait très présente sur le terrain et surtout sur le qui-vive en matière de vie municipale, confortée qu’elle était finalement par l’avis du Conseil d’État qui a annulé les élections.

Mais depuis sa nouvelle défaite dimanche soir, André Vanhollebeke (Nouveau Centre) annonçait lui-même à ses proches qu’il souhaitait cette fois se retirer de la vie politique, et probablement sa colistière Caroline de Bailliencourt… pour laisser la place aux jeunes en somme.

Il serait bienvenu à Louveciennes que les esprits s’apaisent, les Louveciennois ont vécu depuis 2008 deux triangulaires au second tour – droite contre droite –, avec le rebondissement que l’on sait en mars dernier, et on peut dire que deux clans – de droite – se sont formés dans la commune. Avec des attitudes de distance, de méfiance, sinon de répulsion viscérales parmi les Louveciennois, particulièrement sensibles – et jusque dans le tissu associatif.

D’aucuns diront que les ficelles ont aussi été tirées plus haut, dans les arcanes des partis politiques. Valérie Pécresse, responsable UMP des Yvelines, a bien sûr eu des velléités pour que Louveciennes retrouve un maire encarté UMP. Ainsi, le positionnement du député et conseiller général, Pierre Lequiller, lui-même ancien maire (1985 – 2001) de Louveciennes, n’est pas étranger à cette « guéguerre » de clans sur la commune depuis deux élections municipales. Son «poulain» de l’époque, André Vanhollebeke, centriste, n’a pas rejoint les rangs de l’UMP en 2002, lorsque UDF et RPR ont été confondus, ce qui a provoqué des dysfonctionnements entre eux, notamment lors des élections sénatoriales, qui ont pu coûter un siège au Sénat à l’UMP des Yvelines. CQFD. Lire la suite